Thierry Laudren  —  Mobilier d'artiste
 
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Lorsque les meubles se font sculptures

(par Françoise Le Mouëllic)

Depuis sept ans, Thierry Laudren a franchi le cap. Il est passé de l'art pur à l'exercice d'un métier. Il se consacre désormais à sa passion : la création de mobilier d'auteur. Cet artisan d'art, issu de l'école Boulle, travaille le bois, le chêne en particulier. Avec patience, minutie, il conçoit des meubles comme des sculptures. Voyage dans l'imaginaire...

Après avoir travaillé onze ans à Paris comme maquettiste graphiste pour une grosse société de création de stand, l'envie de changer de vie, de vivre de son art se précise pour Thierry Laudren. Peut-être aussi le désir de revenir en Bretagne pour ce natif de Pontivy (Morbihan).

des sculptures vivantes

Sept ans plus tard, pas de magasin d'exposition, pas de réseau de distribution, juste un atelier. Au rythme des salons de décoration, il peaufine ses créations selon l'inspiration du moment. Des collectionneurs, des particuliers sensibles aux arts, beaucoup issus du domaine artistique composent sa clientèle. La plupart de ses oeuvres se vendent grâce aux salons. "Je ne réalise que des pièces uniques, c'est-à-dire pas plus de huit pièces par modèle. Mes clients achètent mes meubles tels qu'ils sont, comme une oeuvre d'art. Moi, je les décris comme du mobilier d'auteur. Ce sont des sculptures avec une certaine utilité. On peut les voir comme des sculptures vivantes, pratiques. Elles ont aussi plusieurs lectures. Parfois des petites surprises se cachent dans ces meubles!"

En effet, quel plaisir de manipuler l'objet, de le découvrir, de le toucher quand il s'agit d'une oeuvre d'art ! Le matériau est noble, du chêne. Bois de bonne qualité, il est facile à travailler dans différentes épaisseurs. La technique utilisée est très complexe. C'est plus qu'une simple sculpture. Thierry Laudren taille, colle, assemble, teinte, cire ses bois...sans compter ses heures ! Seulment 20 à 25 pièces sont fabriquées chaque année.

aux sources de l'inspiration

De quoi s'inspire alors cet artiste ? D'un doux mélange issu de la bande dessinée, du peintre Dali en passant par les peintres autrichiens tel Schiele. Pas si doux parfois lorsqu'on effleure la femme-tiroir au graphisme nerveux cachant de drôles de surprises. "Je n'explique pas mes sculptures, je les fais, je les vis", explique ce créateur discret.

le Grand IL de Pâques

Etonnant aussi le nom donné à chaque sculpture : "IL de Pâques", "Le Gladiateur", "l'Armoire Taureau" ou "La femme tiroir" qui a été exposée au salon Maison et Décoration à Paris en septembre dernier.

© Bretagne économique - n°154 - FEVRIER 2004